> Test > Blue Dragon
Publié le 27/03/2008 à 16:43, par Robotnyk.
Blue Dragon, le fruit de la coopération entre le célèbre Hironobu Sakaguchi et le non moins célèbre Akira Toriyama est enfin disponible dans ce beau pays qu'est la France. Ainsi pendant plusieurs mois le jeu a crystalisé les attentes de nombreux joueurs avides de RPG aux ambiances prenantes et aux scénarios fouillés. Alors, Bonne ou mauvaise pioche?
Blue Dragon c'est tout d'abord un espoir, l'espoir de voir la Xbox 360 se faire une place dans le coeur des japonais, espoir déçu malheureusement..mais quels sont les raisons de cet échec? Tout d'abord comme vous le savez tous Microsoft souffre de son image sur l'archipel, ensuite il faut reconnaître que nous ne sommes pas en face du chef-d'oeuvre tant attendu.
Pourtant le casting du jeu laisse rêveur, Akira Toriyama (Dragon Ball) s'associe une nouvelle fois à Hironobu Sakaguchi, le géniteur de Final Fantasy. Si les deux hommes ont pondu par le passé deux des plus grands RPG de tout les temps (Dragon Quest et Chrono Tigger) Blue Dragon ne peut malheureusement pas prétendre rivaliser avec ses ainés.
En effet la bande-son peu inspirée gâche un peu le voyage en offrant des mélodies agréables mais atrocements banales, les combats contre les boss sont également gachés par une chanson Jpop du plus mauvais goût alors que ces scènes auraient dues bénéficier d'un traitement d'anthologie.
A fortiori le doublage français est calamiteux et le japonais est absent de la gallette (remplacé ici par l'italien...). Il est donc fortement conseillé de mettre le jeu en anglais afin de suivre de manière correcte le scénario.
Un vieillard malfaisant répondant au doux nom de Néné (non ,non vous ne rêvez pas!) sême le trouble et la discorde au sein du petit village de Taltant et ce, chaque année depuis dix ans tout ronds. Nos héros (Shu, Jiro et Kluke) animés par le courage et la rage de vaincre vont tendre un piège astucieux à son infernale machine de la mort (un requin géant) qui échouera de peu et qui en lieu et place les emmènera tout droit dans le quartier générale de notre super vilain qui essaiera, en vain, de les éliminer à l'aide d'une mystèrieuse ombre mauve. Par un concours de circonstances improbales nos 3 protagonistes se verront contraint d'avaler 3 boules d'énergie sous l'injonction d'une mystérieuse voix venue des cieux, ces 3 artefacts leur permettront de contrôler un aéronef pour échapper à une armée de robots en furie, par la même ils pourront matérialiser leurs ombres en formidables machines de guerre.
Ainsi se déroulent les premières heures de Blue Dragon et si le scénario peut paraître alambiqué il n'en est rien et celui-ci rentre bien vite dans les clivages traditionnels du genre.
Blue Dragon accuse son délai de développement trop rapide. Les environnements sont le plus souvent vides et le frame-rate chancelant même lorsque la situation est tout à fait calme, et je ne vous parle pas des animations faciales d'un autre âge tout droit sorties d'un manga de seconde zone. Les temps de chargement sont nombreux quoique discrets et le jeu se permet de tenir sur 3 DVD pour une aventure frôlant à peine les 40h.
Néanmoins la pillule passe facilement grâce à des décors la plupart du temps classieux qui resteront dans les mémoires tant ils sont beaux, mention spéciale au rendu de l'eau qui en met plein la vue.
Pour ce qui est des personnages les petits gars de chez Artoon ont eu la brillante idée d'offrir un rendu figurine au lieu d'un cell-shading certes plus fin mais trop convenu qui aurait trop rapproché le jeu de Dragon Quest, au final le jeu à une identité visuelle bien à lui. Tous ces éléments associés au character-design de Toriyama font du titre une petite perle.
Parlons un peu du gameplay de Blue Dragon, Sakaguchi et ses comparses nous ont mitonnés un truc bien bien sympa qui reprend tous les pontifs du genre pour arriver à un résultat savoureux. Le systême de combat, bien pensé, repose sur une idée originale qui consiste à affronter, au choix, les ennemis par vagues ou un par un. Sachez également observer les monstres car certains se mangeront entre eux et vous faciliteront donc la tâche. Précisons que les ennemis sont visibles à l'écran et que vous aurez donc le choix de les éviter ou de combattre, un système évitant les affrontements tout les dix mêtres.
Bien entendu vos personnages monteront de niveau au fil de l'aventure et acquereront des objets supplémentaires pour se soigner ou renforcer leurs attaques. La véritable particularité de Blue Dragon vient de son sytème d'ombres: plus vous progresserez et plus débloquerez de classes (Magie noire, Soin etc..) que vous attribuerez comme bon vous semble. Le principe est enfantin et l'interface bien pensée.
Là où Blue Dragon pêche réellement c'est sur sa difficulté tantôt imposante, tantôt anecdotique et il n'est pas rare de se casser les dents sur un boss plusieurs heures durant puis d'avancer sans soucis la dizaine d'heures suivantes. Chose déroutante, cela est surtout valable au début du jeu. Les quêtes annexes sont également peu nombreuses et se trouvent, en grande partie sur le troisième disque. Ces défaut concourts à déconseiller Blue Dragon aux néophites.
Médias
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A défaut d'être le monument tant espéré Blue Dragon est un bon RPG avec de bonnes idées et un style bien à lui. En attendant le maître étalon qu'est Eternal Sonata et Lost Odyssey, le prochain jeu de Mistwalker Blue Dragon est un bon choix si vous voulez un RPG dans le plus pur style nippon...Cependant de vous attendez pas à un Dragon Quest HD.









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