> Test > Overlord II
Publié le 06/07/2009 à 23:21, par Cortex.
Suite du premier opus sorti deux ans plus tôt, ce nouvel Overlord va vous mettre une nouvelle fois dans la peau d’un personnage maléfique qui contrôle une troupe de larbins déchainés pour mettre fin au règne du bien.
La naissance du mal
Le jeu commence en vous plaçant dans la peau du jeune Overlord rejeté par les autres enfants de son village à cause de sa différence et de ses pouvoirs. Mal leur en pris, vous voici entré dans le tutoriel pour apprendre les bases du jeu et pouvoir déployer la fureur de votre vengeance. Une fois vos méfaits accomplis, vous vous retrouvez dans les tréfonds, sorte de bouche de l’enfer où votre domaine est établi. Durant plusieurs années vous serez entrainé par Biscornu maitre des larbins, votre tuteur du mal, afin de perfectionner votre aura maléfique. Mais pendant ce temps, à la surface, le Glorieux Empire a bouté hors de ses contrées le mal et répand un bonheur outrageant, que vous ne pouvez plus supporter. Le temps est venu de remonter à la surface et de faire le ménage dans le pays des Bisounours.
Un scénario, qui nous change des romans d’héroic fantasy mielleux et qui permet vraiment de franches parties de rigolades.
Inspection des troupes
Un seigneur du mal sans serviteurs, c’est comme un roi sans sujets, totalement inutile. Vous aurez donc sous vos ordres des larbins. Ces derniers sont répartis en quatre types de races différentes ayant chacune des caractéristiques propres.
Commençons notre revue par les bourrins de service à savoir les larbins bruns. Les bruns seront vos guerriers, ils se lanceront sans peur dans des combats à 10 contre 1 en hurlant de joie. La deuxième race est celle des rouges. Plus stratégiques ces derniers seront vos archers. Lançant des boules de feu ils pourront décimer à distance les légions ennemies, attention cependant au corps à corps, car ils sont faibles et très vulnérables.
Continuons avec les plus fourbes, à savoir les verts. Ce sont des assassins capables de se rendre invisible et de bondir dans le dos de l’ennemi pour lui infliger de gros dégâts.
Pour finir: les larbins bleus. Guérisseurs dans l’âme, ce sont de piètres combattants. Ils compenseront avec leurs capacités de dissimulation pour traverser les champs de batailles, de nager et surtout ils peuvent ressusciter vos larbins morts. N’oublions pas que cette suite propose à nos larbins de monter sur des montures leur donnant de nouvelles capacités comme grimper au mur.
Le gameplay repose essentiellement sur l’utilisation des larbins et des diverses combinaisons que vous pourrez utiliser.
Le mal vous va si bien
Maintenant que vos troupes sont au complet, rentrons dans le vif du sujet ou plutôt dans le lard de l’ennemi.
Les combats, au premier abord sans finesse, se compliqueront au fur et à mesure de l’aventure ce qui vous obligera souvent à développer un semblant de stratégie. Vous dirigerez vos larbins de trois façons différentes. Directement via le stick droit de la manette ce qui permettra de définir précisément le chemin de vos larbins afin de passer par des endroits trop étroits pour l’Overlord ou pour contourner vos adversaires. La deuxième méthode, plus expéditive, consistera simplement à enfoncer la gâchette droite et vos larbins se déchaineront sur le premier élément venu.
Vous aurez aussi la possibilité de locker un objet ou un ennemi et ce par une simple pression de la gâchette. Vous pourrez ainsi envoyer le nombre de larbins désiré. En effet, outre les combats, vos larbins vous serviront à tout un tas de manœuvres. Vos fidèles serviteurs activeront des mécanismes pour ouvrir des portes, vous aideront à utiliser des catapultes ou balistes, à faire naviguer un bateau et bien d’autres choses encore. De véritables couteaux-suisses ces petits larbins !
Et l’Overlord dans tout ça ?
Oui c’est vrai, n’oublions pas de parler de l’Overlord qui est le personnage que vous contrôlez directement.
Son design impeccable et son mutisme total, donne une véritable dimension maléfique au personnage. L’Overlord est un personnage complet, combattant expérimenté et magicien dans l’âme, c’est lui le maître et il le montre bien.
Au niveau combat, votre personnage, pourra entrer directement dans la bataille pour épauler les larbins. Assez limité vous pourrez effectuer une série de combo, ou un coup circulaire pour frapper plusieurs ennemis simultanément. Cependant au fil du temps, vous récolterez divers bonus vous permettant d’améliorer votre équipement en forgeant de nouvelles armes ou éléments de vos armures. Au rayon magie, votre Overlord est capable d’envoyer la foudre pour tuer les gentils ou asservir les pauvres villageois qui se rangeront alors dans vos rangs. Vous aurez aussi la faculté de saisir un de vos larbins afin de l’utiliser comme une bombe ou d’aspirer son énergie vitale à votre profit. Dernier point, et non des moindres, la possession d’un larbin. Fini le mode planqué , vous êtes le larbin, et devrez utiliser au mieux vos capacités pour agir et faire honneur au chaos.
Faire le mal Oui, mais faites le bien
Au niveau technique le jeu se défend bien. Graphiquement malgré un début un peu en demi-teinte, Overlod II n’affiche pas la suite des environnements détaillés et variés. Les effets de lumières sont bien rendus, les ondulations de l’eau sont superbes, les personnages sont bien dessinés et charismatiques. Une fausse note au niveau de l’animation du personnage principale un peu rigide et limité mais les larbins rattrapant cela, on fermera aisément les yeux sur ce détail.
La bande son n’a pas non plus été négligée. De belles mélodies, des bruitages marrants (le doux bruit d’un phoque qu’on égorge), ainsi que des doublages de très bonne facture et en français de surcroît. Par contre la répétitivité de certaines interventions de larbins en agacera plus d’un. Le jeu est d’ailleurs souvent drôle et le scénario se suit avec un plaisir malsain non dissimulé.
La durée de vie est d’ailleurs raisonnable. Comptez environ 15h pour le finir tout en sachant que le jeu contient de nombreuses quêtes annexes. Et si cela n’est pas assez, des modes multi-joueurs sont disponibles en offline ou sur le Live . Vous pourrez donc vous associer avec un autre seigneur du mal pour survivre face aux hordes de légions, vaincre un puissant centurion dans un temps imparti. Vous pourrez également vous défier pour un mode suprématie consistant à prendre et défendre des zones, ou encore un mode pillage qui consiste à amasser plus d’or que votre concurrent. Amusant mais pas transcendants ces modes ont le mérite d’exister. A noter la difficulté de jouer sur le live par manque de joueurs ou du lag.
Tout ne pouvant pas être parfait, on reprochera une certaine répétitivité et linéarité dans son déroulement. Vous répéterez souvent le mécanisme, larbins porte objet, dépose objet, ouvre porte et tue prochaine légion. Le jeu d’ailleurs étant assez facile, l’aspect stratégique du jeu est parfois oublié pour le côté expéditif moins intéressant.
Enervant aussi le système de check-point qui lorsque vous mourrez vous obligera à refaire tout le chemin, qui est parfois très long. S’appuyant sur le premier, ce second opus n’apporte que très peu de nouveautés et on aurait aimé, pourquoi pas, un aspect jeu de rôle plus développé, ou une gestion plus minutieuse des larbins.
Le jeu commence en vous plaçant dans la peau du jeune Overlord rejeté par les autres enfants de son village à cause de sa différence et de ses pouvoirs. Mal leur en pris, vous voici entré dans le tutoriel pour apprendre les bases du jeu et pouvoir déployer la fureur de votre vengeance. Une fois vos méfaits accomplis, vous vous retrouvez dans les tréfonds, sorte de bouche de l’enfer où votre domaine est établi. Durant plusieurs années vous serez entrainé par Biscornu maitre des larbins, votre tuteur du mal, afin de perfectionner votre aura maléfique. Mais pendant ce temps, à la surface, le Glorieux Empire a bouté hors de ses contrées le mal et répand un bonheur outrageant, que vous ne pouvez plus supporter. Le temps est venu de remonter à la surface et de faire le ménage dans le pays des Bisounours.
Un scénario, qui nous change des romans d’héroic fantasy mielleux et qui permet vraiment de franches parties de rigolades.
![]() |
![]() |
![]() |
Inspection des troupes
Un seigneur du mal sans serviteurs, c’est comme un roi sans sujets, totalement inutile. Vous aurez donc sous vos ordres des larbins. Ces derniers sont répartis en quatre types de races différentes ayant chacune des caractéristiques propres.
Commençons notre revue par les bourrins de service à savoir les larbins bruns. Les bruns seront vos guerriers, ils se lanceront sans peur dans des combats à 10 contre 1 en hurlant de joie. La deuxième race est celle des rouges. Plus stratégiques ces derniers seront vos archers. Lançant des boules de feu ils pourront décimer à distance les légions ennemies, attention cependant au corps à corps, car ils sont faibles et très vulnérables.
Continuons avec les plus fourbes, à savoir les verts. Ce sont des assassins capables de se rendre invisible et de bondir dans le dos de l’ennemi pour lui infliger de gros dégâts.
Pour finir: les larbins bleus. Guérisseurs dans l’âme, ce sont de piètres combattants. Ils compenseront avec leurs capacités de dissimulation pour traverser les champs de batailles, de nager et surtout ils peuvent ressusciter vos larbins morts. N’oublions pas que cette suite propose à nos larbins de monter sur des montures leur donnant de nouvelles capacités comme grimper au mur.
Le gameplay repose essentiellement sur l’utilisation des larbins et des diverses combinaisons que vous pourrez utiliser.
![]() |
![]() |
![]() |
Le mal vous va si bien
Maintenant que vos troupes sont au complet, rentrons dans le vif du sujet ou plutôt dans le lard de l’ennemi.
Les combats, au premier abord sans finesse, se compliqueront au fur et à mesure de l’aventure ce qui vous obligera souvent à développer un semblant de stratégie. Vous dirigerez vos larbins de trois façons différentes. Directement via le stick droit de la manette ce qui permettra de définir précisément le chemin de vos larbins afin de passer par des endroits trop étroits pour l’Overlord ou pour contourner vos adversaires. La deuxième méthode, plus expéditive, consistera simplement à enfoncer la gâchette droite et vos larbins se déchaineront sur le premier élément venu.
Vous aurez aussi la possibilité de locker un objet ou un ennemi et ce par une simple pression de la gâchette. Vous pourrez ainsi envoyer le nombre de larbins désiré. En effet, outre les combats, vos larbins vous serviront à tout un tas de manœuvres. Vos fidèles serviteurs activeront des mécanismes pour ouvrir des portes, vous aideront à utiliser des catapultes ou balistes, à faire naviguer un bateau et bien d’autres choses encore. De véritables couteaux-suisses ces petits larbins !
![]() |
![]() |
![]() |
Et l’Overlord dans tout ça ?
Oui c’est vrai, n’oublions pas de parler de l’Overlord qui est le personnage que vous contrôlez directement.
Son design impeccable et son mutisme total, donne une véritable dimension maléfique au personnage. L’Overlord est un personnage complet, combattant expérimenté et magicien dans l’âme, c’est lui le maître et il le montre bien.
Au niveau combat, votre personnage, pourra entrer directement dans la bataille pour épauler les larbins. Assez limité vous pourrez effectuer une série de combo, ou un coup circulaire pour frapper plusieurs ennemis simultanément. Cependant au fil du temps, vous récolterez divers bonus vous permettant d’améliorer votre équipement en forgeant de nouvelles armes ou éléments de vos armures. Au rayon magie, votre Overlord est capable d’envoyer la foudre pour tuer les gentils ou asservir les pauvres villageois qui se rangeront alors dans vos rangs. Vous aurez aussi la faculté de saisir un de vos larbins afin de l’utiliser comme une bombe ou d’aspirer son énergie vitale à votre profit. Dernier point, et non des moindres, la possession d’un larbin. Fini le mode planqué , vous êtes le larbin, et devrez utiliser au mieux vos capacités pour agir et faire honneur au chaos.
![]() |
![]() |
![]() |
Faire le mal Oui, mais faites le bien
Au niveau technique le jeu se défend bien. Graphiquement malgré un début un peu en demi-teinte, Overlod II n’affiche pas la suite des environnements détaillés et variés. Les effets de lumières sont bien rendus, les ondulations de l’eau sont superbes, les personnages sont bien dessinés et charismatiques. Une fausse note au niveau de l’animation du personnage principale un peu rigide et limité mais les larbins rattrapant cela, on fermera aisément les yeux sur ce détail.
La bande son n’a pas non plus été négligée. De belles mélodies, des bruitages marrants (le doux bruit d’un phoque qu’on égorge), ainsi que des doublages de très bonne facture et en français de surcroît. Par contre la répétitivité de certaines interventions de larbins en agacera plus d’un. Le jeu est d’ailleurs souvent drôle et le scénario se suit avec un plaisir malsain non dissimulé.
La durée de vie est d’ailleurs raisonnable. Comptez environ 15h pour le finir tout en sachant que le jeu contient de nombreuses quêtes annexes. Et si cela n’est pas assez, des modes multi-joueurs sont disponibles en offline ou sur le Live . Vous pourrez donc vous associer avec un autre seigneur du mal pour survivre face aux hordes de légions, vaincre un puissant centurion dans un temps imparti. Vous pourrez également vous défier pour un mode suprématie consistant à prendre et défendre des zones, ou encore un mode pillage qui consiste à amasser plus d’or que votre concurrent. Amusant mais pas transcendants ces modes ont le mérite d’exister. A noter la difficulté de jouer sur le live par manque de joueurs ou du lag.
Tout ne pouvant pas être parfait, on reprochera une certaine répétitivité et linéarité dans son déroulement. Vous répéterez souvent le mécanisme, larbins porte objet, dépose objet, ouvre porte et tue prochaine légion. Le jeu d’ailleurs étant assez facile, l’aspect stratégique du jeu est parfois oublié pour le côté expéditif moins intéressant.
Enervant aussi le système de check-point qui lorsque vous mourrez vous obligera à refaire tout le chemin, qui est parfois très long. S’appuyant sur le premier, ce second opus n’apporte que très peu de nouveautés et on aurait aimé, pourquoi pas, un aspect jeu de rôle plus développé, ou une gestion plus minutieuse des larbins.
![]() |
![]() |
![]() |
Médias
|
|
|
|
|
|
|
|
Malgré des défauts, parfois agaçants, ne boudons pas notre plaisir. Overlord II est beau, fun, et attachant. Diriger des larbins aussi charismatiques dans un jeu qui prône la dérision la plus totale est une expérience à vivre au moins une fois dans la vie d’un joueur...
























Soyez le premier à donner votre avis !